Affichage des articles dont le libellé est Ecologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ecologie. Afficher tous les articles

vendredi 11 mars 2022

Sur les réseaux sociaux, nous contribuons à définir ce qui est désirable

 Sur les réseaux sociaux, on partage nos grands moments, ce qui nous fait plaisir, ce qu'on aimerait être et faire. Les publications que nous voyons défiler contribuent à modeler nos perceptions, nos opinions, nos souhaits ; et inversement, en publiant, nous contribuons à diffuser notre perception du monde, influençant les autres… souvent sans le savoir au détriment de notre environnement !

Il y a des périodes où fleurissent les publications de vacances sur les réseaux sociaux, où vous avez l'impression que tous vos contacts sont partis faire du ski, ou à la mer, ou à l'étranger. On ne manque pas les photos des soirées resto aussi. C'est humain, on aime prendre des photos des moments où on profite, où on fait des choses hors du quotidien, et les partager sur ces plateformes !

Oui, mais cela contribue à véhiculer une certaine conception du bien-être, du plaisir, du bonheur, de ce qui est souhaitable. Cela génère l'envie de faire pareil, surtout quand tous nos contacts s'y mettent. Le problème, c'est quand on contribue de cette façon, inconsciemment et involontairement, à promouvoir une consommation problématique. Ce mécanisme n'est déjà pas évident lorsqu'on montre un verre d'alcool qui donnera peut-être envie, à l'autre bout de l'écran, à une personne alcoolique de s'en servir un. Et il l'est encore moins quand on touche à des questions écologiques.

Trois exemples de partages problématiques

Lorsqu'on partage ses voyages, on montre la photo de l'avion. On montre les photos des plus beaux endroits, rarement des plus moches. Des cocktails. On donne envie aux autres de sortir du pays eux aussi, de prendre l'avion parce que c'est plus rapide (les congés sont comptés !) et moins cher. Pour rester finalement très peu sur place. Alors qu'il serait possible de se dépayser beaucoup plus près de façon tout aussi satisfaisante.

Lorsqu'on partage une photo de son repas avec un steak énorme, dans un restaurant à l'autre bout de la Belgique, on montre qu'il est possible et que ça procure du plaisir de parcourir une longue distance en voiture juste pour une soirée ; on montre qu'il est normal et souhaitable de consommer une grosse quantité de viande qui impressionnera les autres. Si eux peuvent le faire, pourquoi pas moi ?

Lorsqu'on partage une photo d'une nouvelle acquisition matérielle, voiture, maison nouvellement construite, dernier gadget électronique à la mode, objets de qualité médiocre achetés pour quelques centimes, objets à usage unique… Eh bien, on donne envie aux autres d'acquérir eux aussi des objets similaires, de faire des bonnes affaires.

Et si on publiait des choses vraiment souhaitables ?

On pourrait montrer notre potager, les plantes qui poussent, le repas végétarien cuisiné avec 100% de légumes du jardin ! Cela donnerait envie à ceux qui le peuvent de faire pareil, et de publier à leur tour leur progression, pour montrer que c'est possible et souhaitable. Le résultat, ce serait d'augmenter la résilience alimentaire, avec plus de personnes capables de faire pousser de la nourriture, et de nouer des liens en échangeant des conseils, des graines, etc.

On pourrait montrer l'équipement de notre vélo qu'on utilise par tous les temps : sacoches pour les courses (et vous n'imaginez pas tout ce qui peut rentrer dedans !), remorque pour transporter les enfants… et communiquer sur les économies réalisées, sur le bien-être de combiner le sport quotidien à l'utile, sur les discussions improvisées avec les gens croisés au coin de la rue… ce qui n'arrive pas en voiture ! Le résultat serait de réduire l'encombrement des routes, la pollution de l'air et les gaz à effet de serre (d'ailleurs, saviez-vous que la moitié du pétrole au niveau mondial est utilisé pour le transport routier ?).

On pourrait montrer l'ingéniosité avec laquelle on a transformé un déchet en ressource en l'utilisant dans un bricolage, qu'il soit artistique ou fonctionnel. Il y a bien de quoi être fier de soi lorsqu'on laisse libre cours à notre créativité à partir de récup', et montrer aux autres que c'est possible, qu'ils peuvent le faire aussi, et qu'en plus, c'est du temps passé agréablement !
Ou encore ce qu'on peut trouver d'occasion, en insistant sur l'économie et le plaisir d'avoir déniché une pépite en seconde main.

On pourrait montrer le plaisir de lire un bon livre, ou de faire un jeu de société en famille, au lieu de partager la dernière série sortie sur un célèbre service de vidéo à la demande.

Alors maintenant, qu'allez-vous publier pour contribuer à changer le monde ?

dimanche 15 novembre 2020

L'argument écologique en faveur de l'allaitement

Cet article a été initialement écrit pour le site ça commence par moi ; il n'y a finalement pas été publié dans le souci d'éviter des clivages pro/anti allaitement, malheureusement trop souvent guidés par une culpabilité (qui n'a pas lieu d'être) de celles qui optent pour le biberon. Ce qui est dommage, car on y gagnerait à pouvoir avoir des discussions saines en respectant la position et le choix de chacune tout en admettant que l'allaitement est la meilleure option "par défaut".

Avec des variations selon la source, on considère qu’un bébé a besoin de lait adapté jusqu’à deux à trois ans, et que celui-ci constitue la base de son alimentation jusqu’à un an et demi. Le lait maternel est normalement prévu pour cela ; le lait artificiel a été conçu pour celles qui éprouvaient des difficultés à allaiter, et n’a cessé d’être amélioré depuis le 19e siècle, au point de devenir aujourd’hui une véritable alternative.

De la vache (avec les problématiques engendrées par l’élevage intensif), le lait est tiré, réfrigéré, transporté, pasteurisé, écrémé, modifié notamment avec l’ajout de graisses et vitamines (qui doivent elles-mêmes être produites), séché, mis en boîte (avec la chaîne de production de la boîte elle-même), puis en cartons et/ou palettes, et retransporté vers les magasins. Sans compter le département marketing, ça représente une grande quantité d’énergie, de matière, de terrain, d’eau; bref, de ressources en général. Puis, une fois à la maison, on chauffe à nouveau de l’eau pour reconstituer ce lait. Au rythme moyen d’une boîte par semaine par bébé, on peut affirmer sans calcul que l’impact écologique est énorme.

Outre ses bienfaits nutritionnels et affectifs, ainsi que sur la santé de la mère, l’allaitement est donc également un très bon moyen de limiter l’empreinte écologique de bébé tout en faisant de sérieuses économies (en sous et en temps). Et ce, même en comptant dans la balance une croissance d’appétit (surtout au début) ainsi que les solutions d’allaitement indirect, telles que le tire-lait (ne mentons pas, l’électrique est plus efficace), les récipients de stockage, la congélation et le réchauffage.

Et pourtant, l’allaitement n’est pas toujours facile à mener: fatigue, douleurs éventuelles, pression de l’entourage, de la société, organisation au travail, et parfois (souvent ?) même des recommandations inappropriées du corps médical…

Il faut savoir garder confiance en soi malgré les commentaires maladroits et assassins, qu’on trouve dans un entourage proche pourtant de bonne intention, et défendre son propre confort. Étonnamment, en huit mois d’allaitement sans complexe, jamais je n’ai reçu de remarque désobligeante de la part d’inconnus, mais plutôt des regards attendris !

Si vous avez le projet d’allaiter, ne laissez pas ces facteurs vous influencer, et tentez de trouver une source de soutien inébranlable (le conjoint a souvent un rôle important) pour mener cette belle aventure. Sachez qu’il existe des sages-femmes spécialisées ainsi qu’un réseau d’information et d’entraide : la Leche League.

Si vous hésitez ou êtes prête à vous laisser convaincre, alors essayez ! Il est plus facile d’arrêter si ça ne convient pas que de commencer à allaiter tardivement (même si ce n’est pas impossible !).

Et dans tous les cas, pas de culpabilité si vous avez recours au lait artificiel !

Pour terminer, voici un article très intéressant sur l'allaitement.

Mise à jour 11/03/2022 : Finalement, notre allaitement a duré plus de trois ans ! Il y a un autre paramètre que j'aimerais soulever dans cette réflexion : le choix du lait artificiel amène une dépendance au système industriel, dont les chaînes logistiques longues risquent de ne pas tenir le coup dans les prochaines années, avec l'instabilité de notre civilisation, la raréfaction des ressources et le dérèglement climatique qui cause de gros dégâts au système alimentaire. Dans ce contexte, l'allaitement permet d'être certaine de pouvoir nourrir son bébé dans un maximum de circonstances.


Couture - Réalisation de la robe Sirena

La robe Sirena est toute en courbes et disponible en tailles 80 à 164 , réparties en deux patrons. Elle a été créée et publiée en allemand p...